Pédaler de Bilthoven à Utrecht

Mark Wagenbuur nous propose un trajet utilitaire de 9,11 km entre la gare de Bilthoven et la gare centrale d’Utrecht. Distance parcourue en 33 minutes soit à la vitesse moyenne de 16,6 km/h. Le Britannique Mark Treasure – qui n’est pas un inconnu ici – avait documenté quasiment le même parcours en septembre 2019 et il se trouve que j’avais déjà proposé une traduction de son billet intitulé « le pouvoir des vélos à assistance électrique ».
Voici la traduction de « Ride from Bilthoven to Utrecht » publié le 23 juin 2021 sur Bicycle Dutch.

La vidéo de cette semaine montre que les déplacements entre les villes des Pays-Bas peuvent être tout aussi sûrs et pratiques que dans les agglomérations. L’année dernière, je vous ai montré comment le quartier de la gare de Bilthoven a été réaménagé pour être beaucoup plus pratique pour la marche et le vélo. Aujourd’hui, je pédale depuis cet endroit jusqu’à Utrecht.

Les visiteurs des Pays-Bas font souvent remarquer à quel point l’infrastructure cyclable est bien connectée dans ce pays. Les Néerlandais s’y emploient depuis des décennies : réduire le nombre de chaînons manquants dans le réseau cyclable. Il y a encore des endroits où les choses peuvent être améliorées, mais en général, vous pouvez vous rendre à vélo en toute sécurité à n’importe quel endroit du pays. J’ai roulé de Bilthoven à Utrecht après avoir tourné dans la région pour un prochain billet. Je dois y retourner à une date ultérieure pour terminer les enregistrements, mais je peux publier cette balade aujourd’hui. Non seulement le point de départ est le sujet d’un de mes billets, mais dans cette balade, je passe par les lieux d’au moins 12 autres billets ! (Je mettrai des liens vers plusieurs d’entre eux dans les légendes.) Pour vous en dire plus sur l’itinéraire, il y a quelques informations supplémentaires dans les légendes.

Début du trajet à la gare de Bilthoven avec le passage souterrain ouvert en 2015.
À Bilthoven, j’ai surtout roulé sur le côté gauche de la route. Cela signifie que j’ai dû prendre un virage à gauche à ce rond-point qui permet de rouler dans les deux sens. J’ai beaucoup parlé des carrefours giratoires sur ce blog.
À cet endroit, la piste cyclable bidirectionnelle située sur le côté gauche de la route est la seule infrastructure cyclable disponible. Les feux de circulation pour les cyclistes et les automobilistes ont des cycles verts séparés pour séparer les flux de véhicules à moteur et de vélos.
Les voitures ne peuvent pas tourner lorsque les cyclistes ont le vert ici. La situation est différente à chaque intersection. Mais lorsque vous roulez tout droit, vous avez toujours la priorité sur les voitures qui tournent, même si les feux sont verts en même temps.
La piste cyclable bidirectionnelle est suffisamment large pour que ces deux enfants puissent pédaler côte à côte et il reste encore de la place pour que d’autres puissent les dépasser. Grâce à la bande de stationnement et à un peu d’espace supplémentaire, les filles pédalent loin de la circulation.
À cet endroit (en dehors de l’agglomération), il y a à nouveau une infrastructure cyclable des deux côtés de la route, les gens peuvent choisir de quel côté de la route ils veulent faire du vélo.
Un autre rond-point, mais dans ce cas, la piste cyclable le contourne. Comme il n’y a que trois bras au rond-point, il aurait pu s’agir d’un carrefour en T. Les gens peuvent tourner à droite ici (pour rejoindre la rue adjacente), cette intersection fait alors partie du rond-point et les cyclistes ont la priorité.
Encore un rond-point. Cette fois-ci avec une piste cyclable bidirectionnelle qui en fait le tour, mais comme il n’y a également que trois bras, vous pouvez presque le contourner en évitant le trafic automobile. Je pense que vous comprenez pourquoi j’ai choisi de faire du vélo de ce côté de la route. Il a moins de croisements avec les rues secondaires.
À cet endroit, la piste cyclable s’éloigne beaucoup plus de la route et traverse une forêt. Ces différences subtiles rendent l’itinéraire plus attrayant.
J’aurais pu continuer sur le côté gauche de la route, mais à cet endroit, j’ai choisi de passer sur le côté « normal » de la route. C’est un endroit pratique pour le faire, ce qui deviendra clair dans les prochaines images.
Ce carrefour n’est pas contrôlé par des feux de circulation, ce qui vous donne l’impression de maîtriser la situation. Il y a un bon espace de refuge au milieu, ce qui fait que vous n’avez à attendre qu’une pause dans le trafic d’une seule direction. Les voies de circulation sont étroites et le carrefour est donc peu large. Notez qu’il n’y a aucune bordure ou ressaut. C’est plus pratique pour les personnes en fauteuil roulant ou celles qui manipulent une poussette.
La piste cyclable de ce côté de la route est plus étroite et vous êtes plus proche de la circulation. C’est aussi la raison pour laquelle je suis resté sur la piste plus large du côté gauche aussi longtemps que possible dans mon parcours.
Si je n’avais pas traversé là où je l’ai fait, j’aurais dû traverser la route ici, à ce carrefour à feux. Lorsque je peux éviter un feu de signalisation aussi facilement que dans ce cas, je le fais. Je tourne à droite ici, juste avant les feux.
Sur un très court tronçon de cet itinéraire, j’entre dans le centre du village de De Bilt où la limite de vitesse tombe à 30km/h. Le nom de la rue est exceptionnel, il signifie : « Rue du village anciennement connue sous le nom de rue pavée ». C’était le point de départ d’un trajet antérieur vers Utrecht, mais je prends maintenant un itinéraire différent.
Ce tunnel a été ouvert en 2019. Je l’ai montré dans un billet à l’époque.
Lors de mon précédent trajet, j’ai roulé sur le côté droit de cette route principale. Maintenant, je roule sur le côté gauche. Pour la seule raison que je voulais montrer un itinéraire différent. Le nombre de feux de signalisation pour les rues secondaires comme celle-ci est à peu près le même de chaque côté de la route.
Ces garçons venaient de la droite, mais les dents de requin sur la route nous disent qu’ils auraient dû me laisser la priorité. J’ai vu qu’ils préféraient continuer et je n’ai eu qu’à arrêter de pédaler un bref instant pour perdre juste assez de vitesse pour que cela soit possible en toute sécurité. C’est l’attitude courtoise attendue dans ce genre de situation.
La piste cyclable est large autour de cette station-service. Il n’y a aucune interaction avec les automobilistes qui entrent ou sortent de la station. La situation est identique de l’autre côté de la route.
Sur cet axe très fréquenté, on peut voir toutes sortes de personnes se déplaçant sur toutes sortes de bicyclettes. Ces deux personnes roulent toutes deux sur un vélo pliant.
Après la station-service précédente, la piste cyclable passe également derrière l’arrêt de bus. Il y a quelques supports de stationnement pour vélos à côté de l’abri. Les gens peuvent passer ici de leur vélo au bus.
Les enfants qui sont emmenés partout sur le siège arrière d’une voiture ont une connaissance très limitée du réseau routier. Cette jeune fille est manifestement très consciente de ce qui l’entoure. Elle fait remarquer quelque chose à sa mère. La connaissance du réseau routier donnera à l’enfant une indépendance à un âge précoce.
À cet endroit, on entre dans Utrecht. La piste cyclable passe sous un énorme rond-point réservé à la circulation automobile, via plusieurs passages souterrains datant de 1944. Le Berekuil d’Utrecht a servi de modèle à d’autres villes, comme Arnhem, Eindhoven et Goes.
À Utrecht, la piste cyclable n’est parfois située que d’un seul côté de la rue. Cette fois-ci, c’est à cause de la voie réservé aux bus qui occupe la plus grande partie de l’espace disponible. J’ai aussi pédalé ici dans l’itinéraire précédent. Dans ce billet, j’explique plus en détail Biltstraat, l’une des plus anciennes routes pavées de l’histoire moderne des Pays-Bas.
Je continue sur Biltstraat (rue vers De Bilt), un nom approprié puisque nous venons de là. Cette rue a été conçue avec des pistes cyclables séparées, sauf aux arrêts de bus. À ces endroits, la voie de circulation est occupée par un quai et un abribus, et la circulation automobile et les cyclistes doivent partager ce qu’il reste d’espace disponible. Un type de conception qui semble maintenant démodé.
Sans l’arrêt de bus, il y a assez d’espace pour un couloir de bus séparé, un couloir pour la circulation automobile et une piste cyclable séparée. Il est un peu déroutant qu’Utrecht ait choisi de rendre les routes réservées aux bus également rouges.
Un peu plus près du centre ville, la ligne de bus n’utilise plus la rue. Il y a maintenant assez d’espace pour une chaussée et deux pistes cyclables unidirectionnelles de chaque côté. Cette conception pourrait être utilisée dans n’importe quelle grande rue britannique. Le style d’habitat, les fonctions et la largeur de la rue sont tous très similaires. Il y a suffisamment de place pour garer les vélos là où c’est le plus nécessaire, comme à proximité de ce supermarché.
Voorstraat, dans le centre ville, a récemment été requalifiée. C’est maintenant une vélorue où les voitures sont considérées comme « invitées ». Au loin, on entrevoit l’une des places d’Utrecht où j’ai déjà filmé. Sur cette place, je tourne à droite dans Potterstraat, une rue que j’ai également utilisée comme exemple dans un de mes premiers billets.
À Vredenburg, il est à nouveau plus pratique pour moi d’être sur le côté gauche de la voie de bus dans ce cas (la circulation automobile privée n’est pas autorisée dans cette rue). Il y a aussi une infrastructure cyclable de l’autre côté de la rue, mais ce côté est plus pratique quand on veut se rendre à la gare à vélo. Je suis passé de l’autre côté de la rue sur le croisement diagonal que vous pouvez voir d’en haut dans l’un de mes précédents billets. L’année dernière, la rue a été fermée pour une fuite de gaz.
Smakkelaarsveld, ou Smakkelaarskade comme on l’appelle aujourd’hui, a considérablement changé depuis que j’ai filmé ceci il y a tout juste deux mois. Cette rue requalifiée sera le sujet d’un prochain billet.
L’itinéraire se termine pour moi au plus grand garage à vélos du monde, celui qui peut contenir 12 500 vélos, à la gare centrale d’Utrecht. C’est l’entrée Smakkelaarshoek. Je gare mon vélo dans ce garage pour rentrer chez moi en train.

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2 réponses

  1. janpeire dit :

    La photo 16 montre un cycliste avec un casque, probablement un touriste ou un orléanais qui suis les ordres du compte parodique de police45.

    Au delà, moins de 10 km et rien ne semble inhumain à le faire en vélo… avec une infrastructure de qualité : revêtement, absence de bordures, croiser des flux…
    Sur à peine 800m l’agglomération d’Orléans n’est même pas fichu d’en faire 1 millième rue du lac à Saran : revêtement sablonneux, flux vélo sur la chaussée puis passés 100m changement de direction, face à une bordure, puis rien…

    Par charité, rien de ce qui a été « vu » dans Ingré lors de la promenade du samedi ne sera mis en comparaison.
    C’est à désespérer de voir les choses s’améliorer un jour, même un petit peu.

    JPB

  1. 8 juillet 2021

    […] ville à ville proposé par Mark Wagenbuur, près de deux fois plus long que celui présenté dans « Pédaler de Bilthoven à Utrecht » récemment.Voici la traduction de « Riding from Veghel to ʼs-Hertogenbosch » publié le 7 […]

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