RD2020 : visite de chantier le long du jardin des plantes

La dépose de la passerelle Guignegault évoquée rapidement dans le billet précédent fait partie des travaux d’ampleur entamés sur la RD2020 au sud du pont Joffre depuis Candolle. L’objectif est de transformer ces 600 m de voie rapide en boulevard urbain paysager. C’est ce qu’indique le site d’Orléans Métropole qui précise :

de nouvelles pistes cyclables et des trottoirs à la largeur confortable verront le jour le long de cette RD 2020 sud « nouvelle version », apaisée et connectée aux secteurs voisins.

Communication municipale

Faudra-t-il, une fois les travaux achevés, renommer l’avenue Roger Secrétain – odonyme de la RD2020 sud-orléanaise – en boulevard Roger Secrétain ?

En orange, le trajet parcouru. Sur cette capture du Geoportail, la passerelle Guignegault est visible. © IGN 2018.

Adieu passerelle

Dans ce sujet de France 3 Centre-Val de Loire sur la dépose de la passerelle (30 août 2018), on entend même le mot « vélo » :

Vue sur serres

Il y a une vraie bonne idée dans ce projet de requalification, au-delà même de l’intention bienvenue d’apaiser le trafic. Comme l’a écrit La République du Centre fin août1 :

Un énorme travail consistera à la mise en valeur du jardin des plantes. Trois maisons ont été démolies rue Vieille-Levée et Guignegault. Cela permettra, devant le parc, « de créer un parvis, un lieu de vie. Une nouvelle entrée servira d’accès aux grandes serres », détaille la Métropole.

Bientôt une place devant les serres du jardin des plantes.

Si la vue sera à n’en pas douter plaisante, il n’est pas certain, en revanche, que le lieu soit propice à la détente quand on constate combien il est difficile, à l’extrêmité sud du jardin, de faire abstraction du bruit de la circulation, intense, sur la RD2020 toute proche.

Pointe sud du jardin des plantes : la RD2020 est juste de l’autre côté du mur.

Bonjour future piste cyclable intermittente

La piste commence ici.

Par un énième après-midi d’automne ensoleillé, visite du chantier en cours à hauteur de guidon :

Nonobstant la qualité du revêtement, il est toujours possible à Orléans, en 2018, de créer une piste cyclable non continue, même sur quelques centaines de mètres2. Mention spéciale au passage de l’arrêt de bus qui promet de chouettes embrouilles.

Future traversée piétonne… et vélo devant le Lab’O ?
Dans la cadre inférieur gauche, les méchantes bordures qui ne seront certainement pas mises de niveau avec la piste.

Ensuite, mais ça déborde largement le cadre de ce chantier de voirie, voilà (encore) une piste qui ne mène nulle part. Seul débouché : l’avenue de Trévise, qui n’a rien de cyclamical

Boulevard ou pas, le pont Joffre reste interdit aux vélos.

Pendant ce temps-là au jardin des plantes

Souvenez-vous, au printemps 2017 Jeanne avait testé le parcours pour se rendre au jardin des plantes depuis le nord de la Loire (« Jardin des plantes aller/retour en mode verdâtre »). Depuis, le service des archives a mis en ligne une riche exposition intitulée « Le Jardin des plantes d’Orléans : la botanique et l’agrément ». On y apprend3 :

En 1838, la municipalité forme le projet ambitieux d’étendre ultérieurement le Jardin des plantes jusqu’à la Loire pour aménager une partie dédiée à la promenade.

« L’emprise du jardin des plantes en 1841 (en vert foncé) et le projet de son extension juqu’à la Loire (en vert clair). » (Archives municipales et métropolitaines d’Orléans). NB : la carte est orientée avec le nord est en bas.

Ce projet n’a pas abouti, hélas.

Regard tourné vers la RD2020, « 45000 véhicules par jour, est-ce bien raisonnable ? » semble perpétuellement penser cette Rêverie de 1867 créée par le Comte de Nogent et fondue par J.J. Ducel.
L’éolienne de pompage semble porter un message.

Notes

  1. « Où en est le chantier de la RD 2020 à Orléans ? », La République du Centre, 22 août 2018.
  2. Reste à vérifier le tracé de la piste nord-sud de l’autre côté de la RD2020.
  3. C’est au milieu de cette partie de l’exposition.

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1 réponse

  1. janpeire dit :

    Heureusement qu’il y a un plan pour comprendre où prendre cet équipement de « rêve », entre goudron et arrêts de bus, un équipements digne des années 80 ( mille neuf cent quatre vingt).

    Plaisanterie et ironie mises à part, la fin de la vidéo ne laisse rien présager de bon : les cyclistes devront subir encore les bordures des haricots avant d’aller s’échouer lamentablement sur le riquiqui trottoir du pont Joffre.

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