Le vélo en ville c’est pour les paresseux

Le blog canadien The Urban Country de James D. Schwartz1 a été actif de 2004 à 2017. Son billet le plus populaire est « Urban Bicycling Is For Lazy People » (juin 2013). Il était tentant d’en proposer une traduction. Ce texte écrit à Toronto supporte très bien la traversée de l’Atlantique vers le vieux continent. Peut-être allez-vous vous reconnaître dans cette description !

Ici au Canada, comme aux États-Unis, les gens considèrent en général le vélo comme du loisir ou du sport. C’est pourquoi quand quelqu’un me demande mon moyen de transport et que je réponds le vélo, il part du principe que je suis athlétique, courageux, spécial, toujours en retard, et que j’ai sans doute besoin d’une douche.

En réalité, j’arrive à l’heure, je ne suis pas en sueur, et je roule à vélo non pas pour faire du sport, mais bien au contraire, je fais du vélo parce que je suis paresseux.

Je sors de chez moi et monte sur mon vélo parce que je suis trop paresseux pour descendre dans le garage chercher la voiture. Je dépose mon vélo devant la porte d’entrée à destination parce que je suis trop paresseux pour chercher une place de parking dans les environs et avoir à marcher depuis la voiture jusqu’au bâtiment.

Je roule à vélo au lieu d’utiliser les transports en commun parce que je suis trop paresseux pour aller acheter des tickets, et je suis bien trop paresseux pour aller chercher de la monnaie sous mon canapé. Je suis également trop paresseux pour passer du bus au métro puis au tramway, je préfère aller directement à destination sans correspondances.

Au lieu de marcher 15 minutes, je parcours la distance en 5 minutes à vélo. Oui, je pédale parce que je suis trop paresseux pour marcher.

Je dépasse à vélo des dizaines de voitures à l’heure de pointe parce que je suis trop paresseux pour être stressé dans les bouchons et devoir tout le temps expliquer pourquoi je suis en retard.

J’ai revendu ma dernière voiture en 2010 et acheté deux robustes vélos car j’étais trop paresseux pour l’entretenir. J’étais trop paresseux pour renouveler ma plaque chaque année, trop paresseux pour faire le plein, trop paresseux pour comparer les assureurs, et trop paresseux pour la laver à grande eau.

Désormais je saute sur mon vélo et c’est parti. Moyen de transport de fainéant. Pas d’assurance et pas d’entretien coûteux. Pas de permis, de carburant, de frais de parkings ou de bouchons.

En ville, le vélo urbain est le moyen le plus simple et le plus décontracté de se déplacer. Très bon pour le corps et merveilleux pour l’esprit.


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Notes

  1. Vous pouvez retrouver James D. Schwartz sur Twitter.

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5 réponses

  1. Lucie dit :

    Ha ha, c’est ce que je dit tout le temps. Je fais du vélo parce que c’est Plus simple, parce que je suis feignante !!!

  2. En effet, cela s’applique aussi de ce côté de l’Atlantique ! La fainéantise est universelle 😁

  3. Yann d'Orléans dit :

    On peut remplacer paresseux par pressé : cela marche aussi !

  4. janpeire dit :

    Perso je ne dirai que le vélo est pour les personnes sereines : certaines montures nécessitent peu d’entretien, d’autres sont peu entretenues, d’une manière générale, elles partent facilement même un jour de gel, elles passent (quasi)partout.

    JPB

  5. Régis dit :

    Je me reconnais tellement dans cet article, merci pour la traduction Jeanne !
    Je rajouterais même que prendre le tram au lieu du vélo m’empêcherait de profiter de 15 minutes supplémentaires dans un dodo bien chaud 😀

    Régis

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