Du vélo dans le participatif

Au début de l’été, Orléans a mis en place une campagne de budget participatif. 100 000 euros sont mis sur la table pour financer des projets initiés par des habitants « pour améliorer leur cadre de vie ». Après une phase d’étude de faisabilité par les services techniques de la ville, les projets retenus (dont le coût prévisionnel ne doit pas excéder 30 000 euros) sont soumis au vote électronique. Sur les 46 projets retenus, 4 concernent le vélo, ce qui fait déjà plus, en, proportion, que la part modale du vélo dans la métropole. C’est un bon signal envoyé aux autorités.

Le coup de la pompe

L’un des participants a proposé l’installation de pompes à vélo en libre service. D’autres villes en France ont déjà mis en place de ce type de matériel et il en existe même une à Olivet. Au vu du nombre de cyclistes qui roulent avec des pneus sous-gonflés ça pourrait se révéler très utile.

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Une pompe publique à Stockholm.

Du stationnement sécurisé

Les trois autres projets retenus ont trait au stationnement des vélos. Ce qui prouve déjà que c’est un sujet d’importance et que la seule implantation d’arceaux ici et là ne comble pas tout à fait le besoin. Voici les trois projets tel que désignés par leurs proposants :

Les deux premiers projets abordent la même thématique, celle du stationnement résidentiel des cycles sur l’espace public. Les services techniques ont émis la réserve suivante :

sachez que les box à vélos installés sur la ville sont actuellement très peu utilisés

Cette réponse tend à montrer qu’ils confondent parking relais (liaison vélo-train ou vélo-tram) et stationnement résidentiel. Surtout que ces fameux parcs relais vélos (installés en 2015) n’ont pas bénéficié d’opérations de communication et que certains d’entre eux continuent de connaître des soucis techniques (ouverture/fermeture de porte par exemple). Ceux-là sont gratuits mais comme le souligne l’auteur de la deuxième proposition :

Le stationnement sur l’espace public est désormais payant : les cyclistes seraient également demandeurs d’espaces sur la chaussée pour ranger dans un lieu sécurisé leur monture, quitte à payer pour ce service. Dans une seule place de stationnement normale (2,5m X 5m), on peut installer 10 vélos ! Un espace clos et couvert, avec accès par badge (par exemple) posé sur une place de stationnement dans un quartier dense, inciterait donc les gens à réutiliser la petite reine !

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Une vélobox à Angers.

Le troisième projet propose l’installation de râteliers (à l’image de ce qui a été installé sur le parking du Lab’O). Argh ! Les services techniques ont heureusement traduit la chose en l’installation d' »une trentaine d’arceaux supplémentaires ». Ouf.

véloécraséarceau

Un vélo accroché à un arceau n’est jamais à l’abri des dégradations.

L’important est de cliquer

Pour pouvoir voter il faut s’inscrire sur la plateforme web.

Le vote est ouvert jusqu’au 6 octobre.


Crédits photos :

Pas d’auteur lisible par la machine identifié. Nichtich~commonswiki supposé (étant donné la revendication de droit d’auteur). [GFDL, CC-BY-SA-3.0 ou CC BY-SA 2.5-2.0-1.0], via Wikimedia Commons

Photo de la vélobox par Als33120 (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

Une réflexion sur “Du vélo dans le participatif

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