Lampe avant : Wildken Smart Bike Light vs Cycle Torch Shark 500 — par Kent Peterson

Voir et être vu à vélo quand la nuit tombe, c’est toute une histoire. Si votre vélo est équipé d’une dynamo bouteille, vous savez qu’elle fournit un éclairage (trop) faiblard. Si vous avez un vélo équipé d’une dynamo de moyeu vous êtes tranquille, et c’est l’idéal. Restent sinon les lampes amovibles : grâce à la technologie LED on trouve désormais de bons modèles à des prix abordables1. L’expérimenté Kent Peterson nous parle des deux modèles de feu avant qu’il utilise au quotidien. Billet originel publié le 2 décembre 2019 sous le titre « 2 Bike Lights Compared: Wildken Smart Bike Light vs. Cycle Torch Shark 500 ».

J’ai deux lampes à mon guidon, une Wildken Smart Bike Light2 et une Cycle Torch Shark 500. Je ne les utilise que rarement ensemble, mais j’aime bien en avoir une de secours au cas où l’autre viendrait à être déchargée. Et puis si elles partagent quelques caractéristiques communes, elles n’abordent pas la question de l’éclairage de la même manière.

Ces deux lampes sont plutôt compactes et comportent une batterie au lithium qui se recharge via un port micro USB. Bien que je ne ferais pas le choix de l’une d’elle pour rouler toute une nuit lors d’un brevet, elles sont idéales pour des trajets urbains. Elles tiennent trois heures à leur puissance maximale, et davantage en réduisant l’intensité lumineuse. Quand la batterie est presque déchargée, un voyant lumineux s’affiche et malgré mon attitude hyper précautionneuse – emporter deux lampes – je n’ai jamais eu besoin de la lampe de secours. Je les recharge quand je rentre le soir.

Là où les deux lampes diffèrent, c’est dans la forme du faisceau lumineux, la luminosité et son contrôle. La Wildken Smart Bike Light répond à la norme allemande K-Mark, ce qui signifie que le faisceau est conçu de manière à éclairer un maximum la route et à ne pas éblouir les personnes arrivant en face. Ci-dessous une photo du faisceau en action.

À l’inverse d’autres lampes que j’ai utilisées, la Wildken Smart Bike Light ne permet pas de sélectionner différents niveaux d’intensité lumineuse. Elle utilise une capteur photosensible qui règle automatiquement ce niveau. Quand il fait bien sombre, la lampe délivre une intensité maximale mais si un cycliste ou un automobiliste arrive en face, la lampe diminue fort courtoisement sa luminosité. Sur mon trajet le faisceau varie automatiquement d’intensité quand je passe sous des lampadaires ou emprunte un tunnel.

La lampe est dotée d’un capteur de mouvement qui, une fois le vélo immobilisé, éteint automatiquement le feu après quelques minutes. Je l’ai achetée parce que je voulais vérifier combien cette smart light pouvait être « futée », et globalement j’en suis très satisfait. Pour la plupart de mes sorties en ville, elle répond à mes besoins.

La Cycle Torch Shark 500 est une lampe de vélo plus traditionnelle. La forme de son faisceau est plus travaillée et le flux lumineux s’évase légèrement tout en baissant d’intensité. J’ai basculé entre les différents niveaux de luminosité et il me semble que le niveau le plus élevé est quasiment deux fois plus puissant que celui de la Wildken Smart Bike Light si l’on se place dans l’obscurité. Quand je roule vite, je me sens plus à l’aise avec la Cycle Torch Shark 500, je n’ai jamais le sentiment de prendre en défaut son éclairage. Précisons que ce modèle coûte presque deux fois plus cher que la Wildken Smart Bike Light.

Les deux lampes sont de bonne facture mais la Wildken propose un support plus solide. La Sharke est équipée du classique collier en silicone qui a tendance à bouger un peu à l’usage, à moins de le serrer très fort. Cela dit c’est un problème mineur dont on peut facilement venir à bout en ajoutant un bout de chambre à air à l’intérieur du collier.

Pour résumer, il s’agit de lampes au bon rapport qualité/prix. La Wildken est plus civilisée, la Shark est plus puissante.


Crédit photo : Allyn [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Notes

  1. La FUB procède à des tests sur le sujet.
  2. Désolé pour le lien chez Amazon-zon. Impossible de trouver le site du fabricant. Sous-marque de chez Amazon ? NdT

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5 réponses

  1. V-LO dit :

    Il est bien votre « premier billet orienté matos » Jeanne, continuez, c’est instructif ! 🙂

  1. 12 décembre 2019

    […] un exemple de « lampe intelligente » […]

  2. 17 août 2020

    […] Une remorque est tellement utile. L’expérimenté Kent Peterson, qui nous a déjà parlé des deux modèles de feu avant qu’il utilise au quotidien, a croisé la route d’un propriétaire d’une astucieuse […]

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