Brève excursion dans le maquis administratif de la planification urbaine

Jeanne a compté pour vous : 1350 pages. C’est le poids – en mots, schémas et cartes – que pèsent les futurs Plan de Déplacements Urbains (PDU) et Schéma de cohérence territoriale (SCoT) d’Orléans Métropole (respectivement 587 et 763 pages). Ces deux documents de planification sont soumis à enquête publique du 7 janvier au 12 février 2019. De belles heures de lecture en perspective !

Fort heureusement, des schémas sont là pour mettre en perspective les choses. Comme le sait la sagesse populaire, gravir une montagne aboutit à découvrir un nouveau sommet, et, bien souvent, l’arbre cache la forêt.

Ceci n’est pas le schéma de fonctionnement d’une chaudière à condensation.
Jeu des cinq couleurs.

Comme aurait dit Courteline : « si à 50 ans tu n’as pas lu intégralement un arrêté de projet de SCoT, tu as raté ta vie. » Mais comme il ne faut pas abuser des bonnes choses – et ne pas assommer son lecteur – il est probable qu’un autre billet reviendra sur certains thèmes traités (en particulier le commerce et le logement). Concentrons-nous présentement sur les questions de mobilité.

Juger sur pièces

Bonne fille, Jeanne vous propose en accès direct les documents fournis dans le cadre de l’enquête publique1.

Pour le PDU :

Concernant le SCOT :

Morceaux choisis

Lu dans le PDU

Dans le projet de PDU on apprend2, sur la base de données de 2014, que la part modale du vélo est de 6,6 % à Orléans, 4 % en première couronne, et 5 % en deuxième couronne. À l’horizon de dix ans l’objectif est d’augmenter de 50 % le nombre de déplacements à vélo3. Comme une lecture trop rapide du pourcentage pourrait le laisser penser, il ne s’agit pas de doubler ce nombre mais simplement de porter la part modale à 8%. Ce n’est vraiment pas ambitieux comme l’a déjà relevé un consultant missionné sur le futur plan vélo orléanais4 :

« Atteindre 8 %, cela signifie 1.000 nouveaux cyclistes par an. Pour une métropole comme Orléans, ce n’est pas très ambitieux. »

En prenant pour base le taux d’augmentation de la pratique du vélo utilitaire constaté ces dernières années les 8 % seront atteints sans rien entreprendre de particulier à l’horizon dix ans. Rappelons aussi que l’objectif national du « plan vélo et mobilités actives » est de 9 % de part modale en 20245… Bref, Orléans Métropole roule très petit braquet et mouline en terrain plat.

Concernant la voiture on peut lire :

Une ambition: moins d’un déplacement sur deux effectué en voiture à horizon 10 ans. Il s’agit de viser par la mise en œuvre du plan d’action une baisse de 10% de la part modale automobile globale (incluant les conducteurs et les passagers) et de plus de 15% de la part modale automobile pour les conducteurs.

C’est clair, c’est net. À garder en tête lorsque les élu(e)s prendront des mesures favorables aux automobilistes ou, plus probablement et plus sournoisement, s’abstiendront de les contrarier dans leurs habitudes.

Parmi les annonces contenues dans ce projet de PDU, la reprise complète des mails à l’horizon 2028 « pour y intégrer des aménagements continus et sécurisés en faveur des modes actifs et des transports collectifs »6. On a hâte de voir ça.

Du côté de la politique de stationnement, qui doit être « un levier du report modal », on peut lire7 :

Mener une réflexion sur la politique tarifaire avec pour objectifs de valoriser l’offre en ouvrage, favoriser les usages rotatifs et résidents dans les centralités tout en limitant les usages pendulaires en faveur du report modal.

Soit tout le contraire de ce qui a été fait avec l’extension de la gratuité dans l’hypercentre et sur les mails.

Du côté de la « sécurisation des déplacements » on trouve évoqué8 :

A court terme, sécuriser le Faubourg Saint Jean à Orléans.

Tiens, tiens. On pourrait commencer par rendre effective la zone 30 du début de la rue qui n’est absolument pas respectée (y compris par les bus TAO et les véhicules de police du commissariat tout proche).

Côté transport ferroviaire, qu’il s’agit de « valoriser », la farce est totale. Le PDU évoque encore la réouverture des lignes Orléans – Chartres et Orléans – Châteauneuf-sur-Loire9 alors que ces projets sont enterrés « reportés »10. Par ailleurs dans le SCoT, la métropole continue de fantasmer sur la ligne LGV POCL11.

Du point de vue de la programmation des financements, on appréciera en particulier une case de l’action 1.3 de l’axe 1 « Développer un partage de la voirie plus équitable, favorisant les modes alternatifs » sous forme de tableau12 :

Le mauvais coût des passerelles.

Poétique du SCoT

« S’affirmer comme métropole capitale »

« Se révéler en tant que métropole paysage »

« Se réinventer en tant que métropole des proximités »

« Ville élémentaire », « ville des mobilités », « ville des proximités » égrène le texte. Le SCoT est une sorte d’œuvre littéraire sui generis. D’ailleurs, l’urbanisme de la Rome antique est convoqué (en latin dans le texte cardo maximus et decumanus). On aurait donc « l’axe urbain nord-sud [devenu] le Cardo Nov’O, sur lequel s’accrochent les principales fonctions métropolitaines et les grands lieux de l’attractivité » et « l’axe naturel est-ouest, le Decumanus Val de Loire, qui devient le support prioritaire de l’offre économique, culturelle, touristique et de loisirs associée aux espaces de nature »13. Dit comme ça c’est beau (ou plutôt « bO »).

Les intentions du SCoT résumées sous forme graphique :

Œuvre qu’on pourrait intituler 3 x 7 = 21.

Les mobilités actives sont souvent évoquées dans le SCoT. On retrouve des considérations relatives à l’ « urbanisme des courtes distances » étudié par Nicolas Soulier (voir « À vélo la ville est seize fois plus dense »). C’est le sens donné à l’expression « métropole des proximités »14 :

« Elle consiste à rapprocher les habitants des services du quotidien dans une aire accessible sans usage nécessaire de la voiture, afin de limiter les déplacements motorisés engendrés par l’éloignement ou l’absence d’alternative. Il devient alors plus facile de se déplacer en disposant du bon mode au bon endroit. »

Dans le Document d’Orientation et d’Objectifs (DOO), à l’objectif « améliorer et promouvoir les modes les plus durables », on trouve le propos liminaire suivant15 :

« Le vélo est un mode de déplacement propre, performant et accessible au plus grand nombre, approprié aux trajets de courte distance. »

Le concept de « courte distance » n’est pas explicité. Le texte est accompagné d’une illustration qui, en l’absence de légende, est peu intelligible. Rappelons à toutes fins utiles qu’à Malmö, les trajets jusqu’à 5 km ont fait l’objet de la campagne « Pas de déplacement ridicule en voiture ».

Pratiques observées ou objectifs à atteindre ? 🤔

Dans le Document d’Aménagement Artisanal et Commercial (DAAC), on trouve précisé16 :

« Des emplacements et aménagements pour le stationnement des vélos doivent être prévus dans chaque projet de construction à usage commercial. »


Rien n’est dit sur la qualité desdits aménagements (voir « Encore raté »).

Et voilà les PPA

Les Personnes Publiques Associées (PPA) émettent des observations sur les projets. Lire leurs réponses est très instructif.

L’Autorité environnementale tout d’abord avec la MRAe Centre – Val de Loire. Elle appuie là où ça fait mal17 :

« On relève cependant l’absence d’un véritable bilan du précédent PDU. Au-delà du diagnostic présenté, il était attendu une analyse précise des actions menées en matière de déplacements urbains sur la période 2008-2018 (ce qui a été réalisé ou pas) et de leurs impacts (ce qui a fonctionné ou pas). Un tel retour d’expériences sur le degré de réalisation et d’efficacité du précédent PDU aurait été nécessaire pour attester du caractère réaliste et pertinent des actions prévues dans le projet de PDU. Dans le cadre du processus d’évaluation environnementale en continu, le dossier aurait mérité de présenter les résultats des indicateurs de suivi définis par le précédent PDU. »

Et ça continue peu après, avec un exemple cher à nos mollets18 :

« Concernant la méthode, l’incertitude relative au changement des comportements dans la mobilité quotidienne n’est pas intégrée dans les critères d’évaluation des incidences. Or, la portée effective des actions du PDU dépendra fortement de l’évolution des habitudes de déplacement. À titre d’exemple, ce n’est pas parce que le linéaire des voies cyclables augmente que la population va davantage utiliser ce mode de déplacement. Il faut aussi tenir compte de la qualité et de l’attractivité des itinéraires vélo. Plusieurs facteurs psychologiques et sociaux entrent également en ligne de compte dans les facteurs de choix des usagers (perception des différents modes de transport par l’individu, motivations personnelles, valeurs plutôt collectives ou individuelles, etc.). »

On ne saurait mieux dire sauf pour les hypothèses culturalistes entre parenthèses (il n’y a pas de gène du vélo).

La MRAe fait une suggestion :

En ce qui concerne les pistes cyclables, un indicateur qui montre la proportion des pistes cyclables par rapport à la route aurait pu être défini, en complément d’un indicateur classique qui mesure la longueur des itinéraires créés.

La Région précise bien dans ses observations que les deux projets de réouverture de ligne (Orléans – Châteauneuf-sur-Loire et Orléans – Chartres) sont « reportés »19.

Saint-Jean-de-la-Ruelle formule un souhait concernant la tangentielle20 :

« la pacification progressive de la tangentielle en boulevard urbain pour gagner en qualité d’espace de vie et l’intégrer au maillage des rues de la ville, la connecter aux secteurs voisins […] incluant pistes cyclables, larges trottoirs pour les piétons et traitement paysager adapté […] »

Semoy se plaint également de cette maudite tangentielle21 :

« La prise en compte de la tangentielle n’est pas suffisante pour l’est de la métropole […] la ville souhaite donc que des mesures spécifiques figurent au PDU sur les moyens mis en œuvre pour réduire les parts modales de la voiture et des transports routiers. »

Saran, très critique, formule un avis défavorable. Concernant la RD202022 :

« Malgré l’affirmation de « donner plus d’espace aux modes alternatifs sur le réseau viaire », il s’avère que le réaménagement progressif de la RD2020, en particulier dans sa partie la plus septentrionale, au-delà de la tangentielle, n’est pas à la hauteur de l’ambition affichée. Ainsi, cet axe restera, dans ces conditions, un déversoir de la circulation ne permettant aucun aménagement digne d’une entrée d’agglomération, à moins qu’il soit acté que l’entrée de la métropole sera au sud de la tangentielle. »

La ville nordiste continue dans ses critiques23 :

« Le document annonce 359 km d’aménagements cyclables. Reste à savoir si ces équipements seront des espaces dédiés au déplacement à vélos et non des « espaces partagés » peu sécurisant tant pour les cyclistes que pour les piétons »

La CCI de son côté fait dans le vélo-bashing24 :

« les flux piétons sont souvent en conflits avec les vélos qui circulent sur les trottoirs, particulièrement dans le centre-ville d’Orléans, alors que des mesures ont été prises en faveur de la circulation des cyclistes sur la voirie. Il est constaté également dans le centre-ville d’Orléans, des problèmes d’usage, mais surtout de sécurité entre les circulations cyclistes et automobiles, liés pour partie, à la possibilité donnée aux cyclistes d’emprunter les voies à sens unique à contre-sens. Il serait souhaitable d’informer davantage les usagers et peut-être réaliser un livret d’information sur les bonnes pratiques et la bonne conduite à tenir. »

L’extension du double-sens cyclable à tout l’hypercentre est également évoquée par la CCI dans les observations sur le SCoT25 :

« la possibilité donnée aux cyclistes d’emprunter les voies à sens unique à contre-sens dans le centre-ville d’Orléans n’est pas très sécurisant. Un plan de déplacement clair est nécessaire en matière de circulation des vélos. »

La sécurité de qui au juste ? À lire ces lignes on a le sentiment que ce sont les gentils automobilistes qui sont insécurisés derrière leur volant lorsqu’ils croisent une personne à vélo.

Le conseil de développement de la métropole estime « très ambitieux » l’objectif d’augmenter de 50 % la part modale du vélo26. On a vu plus haut ce qu’il en est vraiment. Avec une formulation curieuse, le conseil juge que « l’amélioration du franchissement du pont Joffre est également nécessaire ». Il n’y a pour le moment rien à améliorer : il faudrait tout simplement pouvoir déjà l’emprunter à vélo. Cela dit, le conseil apparaît très volontariste en matière de mobilités actives et souligne qu’en la matière « les actions à mettre en place sont peu onéreuses au regard des autres actions à mener »27. Bien vu (sauf pour la/les passerelles !).

Concernant le SCoT, le préfet fait remarquer avec lucidité :

« L’optimisation du stationnement automobile est un levier particulièrement efficace pour diminuer la part modale de la voiture individuelle. Néanmoins, le SCoT pourrait porter une attention particulière à l’offre de stationnement automobile dans les sites dédiés aux activités économiques afin de ne pas susciter un effet contraire (encourager les déplacements automobiles) au détriment des modes alternatifs. »

Traduction libre : le salarié continuera de prendre sa voiture s’il peut se garer à côté des locaux de son entreprise.

La chambre de métiers et de l’artisanat tient à prêcher pour sa paroisse28 :

« Si ces enjeux [le nécessaire renforcement des transports collectifs ou les mobilités douces] sont importants, je me permets toutefois d’attirer votre attention sur la nécessité, pour nombre d’artisans, d’utiliser leur véhicule professionnel pour se rendre chez les clients, à l’instar du plombier qui se déplace à votre domicile pour une réparation. »

Un début de réponse et de solution dans une courte vidéo :

Pour terminer, on ne pouvait pas passer à côté de cette bonne vieille Loire à vélo29. C’est la Région qui l’évoque :

« Sans renier le succès touristique de « La Loire à vélo », son parcours au bord du fleuve, tangente le centre-ville et pourrait profiter davantage encore à la découverte des quartiers anciens et à l’économie locale. A l’instar d’autres territoires, la Métropole orléanaise aurait tout intérêt à développer les conditions d’accueil des cyclotouristes pour mieux exploiter la notoriété et les flux touristiques de la « Loire à vélo ». »

Transparente allusion à « La Maison du vélo » ouverte en centre ville de Tours à l’été 201730. N’y aurait-il pas un peu de place dans la partie des halles encore inoccupée place de Loire ?

Une solution pour le réveillon

Pour la Saint-Sylvestre, une idée de jeu à boire : prononcer le plus vite possible sans se tromper les différents sigles et acronymes évoqués dans ce billet ou contenus dans les documents utilisés (liste non exhaustive !). Ou encore organiser un quiz sur leur signification :

  • SCoT, PDU, SDAGE, SAGE, SRADDET, PCAET, PLH, PPBE, PPRI, PLUm, SRCE, PCET, PEB, SRC, SRCAE, PGRI, PPA, MRAe, CCI, CDM, PADD, CDPENAF, ZAP, DOO, DAAC

Il est aussi envisageable de lancer quelques sujets de discussion propres à susciter le débat parmi les convives :

  • Pédaler sous la pluie et dans le froid, une évidence ?
  • Déplacer un SUV de 2 tonnes pour déplacer un individu de 75 kg, une hérésie contemporaine ?
  • Les parents qui transportent des enfants dans un vélo cargo sont-ils des inconscients ?

Bonne et heureuse année 2019 ! 🎉


Crédit des illustrations : Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Orléanaise (AUAO).

Crédit photo : Trougnouf [CC BY-SA 4.0], from Wikimedia Commons

Notes

  1. Orléans Métropole propose au téléchargement ces documents dans deux archives compressées : ici pour le SCoT et pour le PDU.
  2. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 16.
  3. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 25.
  4. «  »Orléans n’est pas en avance sur les déplacements à vélo » », La République du Centre, 26 novembre 2018.
  5. Le plan vélo et mobilités actives sur le site du Ministère de la Transition écologique et solidaire, 18 décembre 2018.
  6. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 38.
  7. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 42.
  8. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 68.
  9. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 84.
  10. SCOT – avis des PPA, page 57.
  11. Comme le relève avec malice Philippe Albine pour La République du Centre : « Il n’a pas été possible de réunir 200 millions d’euros pour la ligne Orléans-Châteauneuf, alors comment penser qu’on pourra trouver environ vingt milliards d’euros pour réaliser environ 500 km de voies nouvelles entre Paris, Orléans, Clermont-Ferrand et Lyon ? » (« Pourquoi le TGV n’est pas près d’arriver à Orléans », 13 décembre 2018)
  12. Projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028, page 89.
  13. SCOT – rapport de présentation, page 309.
  14. SCOT – Document d’aménagement artisanal et commercial, page 21.
  15. SCOT – document d’orientation et d’objectifs, page 120.
  16. SCOT – Document d’aménagement artisanal et commercial, page 29.
  17. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 8.
  18. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 11.
  19. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 26.
  20. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 39.
  21. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 47.
  22. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 45.
  23. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 45.
  24. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 51.
  25. SCOT – avis des PPA, page 63.
  26. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 55.
  27. PDU : avis des Personnes Publiques Associées, page 62.
  28. SCOT – avis des PPA, page 67.
  29. SCOT – avis des PPA, page 57.
  30. « Débuts réussis pour la Maison du vélo à Tours », France Bleu Touraine, 20 août 2017.

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28 réponses

  1. Yann d'Orléans dit :

    Merci Jeanne pour cet excellent billet. Encore une fois, tu as visé juste.

    Concernant la sécurisation de la rue du Fbg Saint Jean… Elle est indispensable!!! Mais limiter la vitesse à 30KMH ne sera pas suffisant, il faudra de surcroit installer des aménagements qui devront contraindre les automobilistesà limiter leur vitesse. De plus, je pense, au vu de la largeur des rues d’Orléans, que toutes les rues devraient être limitées à 30KMH à l’exception des mails et du pont de l’Europe…

    Tu abordes également le train… En tant que SNCF « Platinium Customer », je ne peux que constater la lente mais néanmoins sure dégradation du service sur toutes les lignes reliant Orléans ou les Aubrais. A aucun moment, les responsables de l’Agglo ont interpelé la RCVDL pour demander une remise à hauteur de la qualité du service.

    Enfin, les commerçants… Ils sont persuadés que seule la voiture va leur amener plus de clients… Mais ouvrez les yeux sacrebleu!!!! Tout est déjà saturé en semaine pendant les heures creuses…. Alors parking gratuit ou pas… Les WE, les consommateurs vont se diriger vers les centres commerciaux en périphérie… Demandez au maire des PC, des trains, des bus et des trams : les clients reviendront!

    Passe un bon réveillon chère Jeanne!
    Au plaisir de te recroiser au détour d’une rue.

  2. AUBRY dit :

    Bonjour,
    Cela va bientôt faire deux années que vous avez créé cette judicieuse plate forme d’échanges sur ce thème d’actualité qui est la circulation routière à vélo dans l’agglomération orléanaise. Mais vous, qui êtes-vous réellement ? Qui se cache derrière Jeanne à vélo ?
    A l’occasion de cette nouvelle année qui pointe le nez, pourriez-vous nous faire paraître un billet spécial, plus précisément documenté sur vous, afin de lever un peu le voile qui vous abrite de façon anonyme ?
    Bonne fêtes de fin d’année.
    Joël Aubry

    • REGUIGNE REGIS , dit :

      Cher Joël, bonjour. Pourquoi ce « ton » suspicieux, pour le moins ? Jeanne, à Orléans, à cheval, à pied ou à vélo, n’est-ce pas joli(s) symbole(s)? Par ailleurs, au nom de la « société civile », ne serait-il pas « opportun ou opportuniste » que cette Jeanne figure, en 2020, sur une liste aux municipales dans une commune de l ‘agglomération (La Chapelle St Mesmin dont le maire est en responsabilité de la politique cyclable d’Orléans Métropole) puis, « élue », aille siéger, et se faire entendre et respecter au conseil d’Orléans Métropole ? La volonté de faire, puis l’ardeur pour faire ; voila des bases incontournables. Lorsque, en 1994 -1995 je parvins à faire voter la création de la, « ma » , Loire à vélo, ce fut le mode d’emploi. Alors, maintenant, c’est l’heure pour une GRANDE politique cyclable sur tout le territoire d’Orléans Métropole. Ah, cela ne se voit pas assez dans le projet de PDU qui nous est soumis. Alors, allons nous exprime , vigoureusement, dans les cahiers de l’enquête publique, dans toutes les mairies de notre agglomération. A bon(s) entendeur(s) ; amitiés cyclables. Régis Réguigne.

    • Jeanne à vélo dit :

      Bonjour,

      Je vois que vous me suivez bien !
      Je ne souhaite pas m’exposer sur le Web pour différentes raisons mais je ne suis pas une figure mystère pour celles et ceux qui participent aux vélorutions orléanaises. 😉

      Bonne et heureuse année 2019 à vous.

  3. laurentb dit :

    Je pense que je vais prendre le temps de lire ces documents, ça a l’air très intéressant.
    Dans tes « extraits », j’ai nullement lu le développement des lieux de parking sécurisés pour les vélos. A ce jour, c’est l’un des points qui me freine le plus pour une utilisation en mode transport de mon vélo, je lui privilégie le tram ou malheureusement la voiture.
    Par contre, avoir un SUV n’est pas forcément incompatible avec une utilisation des transports alternatifs sur les déplacements urbains. 🙂

    • Jeanne à vélo dit :

      C’est évoqué à plusieurs endroits dans les documents. J’aurais pu ajouter ce point tu as raison mais je craignais de faire trop long. Il est évoqué notamment de réserver des places dans les parkings en ouvrage. A aucun moment n’est cependant précisé ce qui est entendu par « sécurisé ». Bref, manque le mot vélobox. 😉

  4. janpeire dit :

    C’est grâce à ces différents sigles, et les officines qui y sont souvent liées, qu’il y a autant de président⋅e⋅s théodulesques qui croient régir notre quotidien cycliste délirant.
    Bravo pour la transcription patois-administratif Vs langue française, il nous reste cependant de quoi faire pour bien comprendre.

    ¡ ! ¡ ! ¡ Attention, il y a un document en double téléchargement (« annexe 2 » est identique en nom de fichier à « délibération »)

    À la lecture des paragraphes mis en exergue dans le billet, Saran & la CCI en particulier, je me demande qui se moque de qui entre les « politiques » et les « influenceurs » ? Enfin, comme le claironnait le maire d’Ormes dans la presse il y a guère « tout le monde trouve son compte dans ces 250 hectares boisés où il y a, par exemple, des pistes cyclables » :
    https://www.larep.fr/orleans/info-pratique-legale/recensement/2018/12/27/quelle-est-la-commune-du-loiret-qui-a-gagne-le-plus-d-habitants-en-dix-ans_13014898.html

    Encore un qui analyse sa vie depuis la fenêtre de son suv, un gilet jaune posé sur le tableau de bord.

    Bonnes fêtes de fin d’année !

  5. REGUIGNE REGIS , dit :

    Attention : sur vos 2 premiers schémas il y a des fléchages à l’envers ; par exemple le SRADDET est « supérieur » au SCOT, donc , il s’imposera à celui-ci. Ma principale remarque : aucune trace d’un Plan Local Vélo, déclinaison du Plan National Vélo. En clair le vice-président d’Orléans Métropole en charge de la politique cyclable n’a pas besoin de monter un dossier de demande de subvention dans le cadre du Plan National Vélo car, dans ce qu’il fait apparaître en faveur du développement de l’usage du vélo dans notre agglomération c’est tellement supérieur aux ambitions du Plan National et de ses millions d’euros à se partager avec d’autres collectivités, tellement moins malignes et compétentes que lui. Est-ce bien le cas ?

  6. BenoitP dit :

    Merci pour l’analyse éclairée de ces documents particulièrement dense !

    sur la base de ma petite expérience de vélotafeur quotidien; un parcours de 16 kms péri-urbain de Saint Jean de Braye Est au Pôle 45 d’Ormes en passant par Semoy, Fleury et Saran; je suis quotidiennement aussi enthousiaste que consterné !

    Enthousiaste par les incroyables bénéfices de cette mobilité quotidienne; avec l’aide de collègues de travail nous avons crée un groupe de réflexion sur cette mobilité (avec une analyse approfondie des usages des 110 employés de notre entreprise)

    Mais consterné par la misérable qualité et dangerosité des voies cyclables et par le nombre ahurissant de voitures sur le réseau secondaire (hors tangentielle complètement saturée aux heures de pointe).

    De fait; fort des analyses de groupes de travail avec des résultats sans appel : 46% à moins de 10 kms soit 30 minutes de vélo et pourtant en hiver 3 ou 4 vélos (pas beaucoup plus en été) et 100 voitures sur la parking; nous participerons à un groupe de travail avec les entreprises du Pôle 45; prochaine réunion en Février 2019 avec le responsable de la mobilité d’Orléans Métropole.

    Un des enjeux localement sera la sécurisation des grands giratoires du pôle 45; particulièrement dangereux pour les cyclistes et les piétons; mais aussi d’un accès Sud qui relève plus du Paris-Dakar que d’une piste cyclable.

    Mais au-delà de ces actions concrètes; je suis désespéré par « l’enracinement » extrême de l’automobile dans nos esprits de métropolitains : je pense que c’est particulièrement vrai en périphérie urbaine.

    c’est moins sexy de rouler en vélo sur une route détrempée en hiver à côté des abattoirs de Fleury, que de se promener l’été en short dans la fraîcheur du sous-bois de Charbonnière !

    c’est ça l’enjeu global (sociétal); nos institutionnels sont des automobilistes avant tout autre chose et les décideurs de la mobilité sont littéralement imprégnés de cette culture automobile; comme nous tous !

    ça va pas être facile facile !

    • REGUIGNE REGIS , dit :

      Benoit, vos observations sont totalement pertinentes. Il vous reste, à vous et à chacun des membres de votre groupe de réflexion vélo, à vous rendre en mairie (toutes celles de notre Métropole) et à écrire dans le registre de l’enquête publique Plan de Déplacements Urbains (PDU) vos remarques et surtout vos propositions « cyclables ». Pourquoi pas rêver d’un Plan Vélo Global à l’échelle de notre agglomération?

      • Jeanne à vélo dit :

        Ce plan est en cours d’élaboration avec l’aide de consultants spécialisés vélo du cabinet Indiggo.
        D’après mes informations vous avez d’ailleurs participé à un des trois ateliers de co-construction qui ont eu lieu début novembre.

        La métropole est par ailleurs engagée dans la démarche Bypad : http://www.bypad.org/cms_site.phtml

        • REGUIGNE REGIS , dit :

          J’ai effectivement participé à l’atelier à Olivet ; là Indigo nous demanda nos propositions qu’il fallut réduire, et réduire encore, sans vision globale agglo, à quelques « petites » pistes au sud d’Orléans. Nous fûmes actifs et réactifs, mais comprîmes que ce « débat » ne laissait guère d’espoirs pour un véritable Plan Vélo à l’échelle d’Orléans Métropole. Prioriser quelques « bricolages » = quoi ? D’où le caractère indispensable de nous exprimer aux cahiers de l’enquête publique PDU (et non DUP, ne pas prononcer : DUPE). L’ambition annoncée = « belle progression en pourcentage ; le « hic » , pourcentage « misérable » au départ.

        • BenoitP dit :

          Bonne année Jeanne à Vélo; merci pour ces informations intéressantes, je me permets quand même de souligner que le temps n’est plus trop à l’étude et à la concertation, mais à la planification et à l’action

          le consulting c’est très bien, mais ça coûte un bras pour un livrable qui préconise souvent ce que le client veut entendre !

          l’action disais-je;

          rénover les pistes existantes, en construire d’autres (et que l’on ne vienne pas me dire : où?), promouvoir encore et encore; dites-moi où il y a un chantier de construction d’une piste aujourd’hui sur Orléans ?

          par contre la promotion a démarré avec des offres Tao/Keolis vraiment bien; mais ça reste très axé sur l’urbain et pas le péri-urbain (j’ai commencé à dézingué un vélo Tao pas adapté pour mon parcours avant d’investir dans autre chose) par ailleurs pas assez de dispositifs pour l’intermodalité, dans le tram notamment…bref.

          il y a une idée particulièrement intéressante qui serait de créer une voie cyclable traversante en site propre sur toute l’agglo nord; une sorte de tangentielle pour vélo; qui pourrait assez facilement s’appuyer sur les abords de voies SNCF peu utilisée; une sorte de « dorsale » sur laquelle viendrait s’accrocher » tous les petits bouts de pistes existantes

          car sur une ville comme la notre; il n’y a pas (encore) suffisamment de bouchons pour susciter l’intérêt du gain de temps à prendre le vélo, et le temps, en vélo, bah on le gagne comme avec une double voie en bagnole; en éliminant les intersections….en plus on sécurise.

          en amont de ma réunion de Février 2019; c’est qui les associations qui sont consultées pour discuter de ces questions avec Orléans-Métropole ? je souhaite adhérer.

          Merci !

          • janpeire dit :

            Bonjour,
            sur la base de votre premier commentaire, avec Naviki :
            https://www.naviki.org
            j’avais fait une recherche d’itinéraire de la mairie de St Jean Braye à Emmaüs. C’est typiquement « pas un trajet facile » selon SA cyclablilité (c-à-d ses craintes, la météo, son vélo…).
            Cette réponse pour non-pas rebondir, car c’est le propre des ballons, mais pour circuler dans l’ornière d’une tangentielle pour vélo.
            Il y a déjà un circuit, au nord de l’agglo qui relie Ormes à Fleury, pas uniforme mais pas idiot dans l’idée :
            https://becancaneries.wordpress.com/2018/04/23/cercle-45-nord-parcours-de-legende/

            Il y a surtout, mais ce n’est pas exploité, quasiment tout le long de la voie express, un sentier (utilisé à St Jean de Braye (Charbonnière par exemple). Il y aurait peu à faire pour le rendre utilisable pour les vélos. Lors de parlicaudes avec des élu-e-s à Saran, la réponse a été qu’il fallait les laisser aux piétons (qui n’existent pas à ces endroits).

            Pour ne pas pourrir le fil de Jehanne, je préfère les discussions dans la vie, et présentement, autour d’une carte. Nous avons la notre, à la vélorution, qui demeure un outil, perfectible certes, mais ouvert aux remarques des utilisateurs (et utilisatrices) sur tel ou tel segment dessiné :
            http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/cartographie-participative-des-pistes-cyclables-or_33689#13/47.9263/1.9250

            JP Bertrand

          • Jeanne à vélo dit :

            Bonjour,

            A l’occasion de vos commentaires chez mon voisin (Becancaneries), je me rends compte que j’avais oublié de vous répondre.
            Il n’y pas (plus) d’association de cyclistes urbains à Orléans (Vélocité45, association affiliée à la FUB, a été mise en sommeil vers 2011).
            Le collectif Vélorution Orléans a commencé ses actions en 2015. Il fonctionne de manière plus informelle qu’une association mais pas forcément moins efficacement (relativement aux forces vives disponibles). Il se réunit une fois pas mois (le 1er mercredi). Si vous souhaitez être tenu informé, il existe une liste de diffusion à laquelle vous pouvez souscrire en écrivant à contact (chez) velorutionorleans.org.

            Ce collectif est reconnu comme interloctuteur par Orléans Métropole.

  7. Christian dit :

    Un programme vélo au rabais, une congestion automobile qui continuera. Il n’y a donc personne pour entendre la demande des habitants pour une mobilité active et respectueuse d’une meilleure qualité de vie en ville, et de l’environnement ? Orléans va donc encore creuser l’écart, dans le mauvais sens, avec des villes semblables, comme Tours ou Angers. Christian

  8. V-LO dit :

    Merci Jeanne pour votre article, et plus globalement pour votre blog (et votre compte Twitter) que je lis avec intérêt.
    J’apprécie vos articles pertinents et votre oeil affuté. Vous contribuez à mettre en lumière des questions essentielles dans notre/nos Cité-s, et j’aurai plaisir à continuer de vous lire en 2019.
    Meilleurs voeux !

  9. Bosvieux dit :

    Je reste sceptique devant les chiffres. En 2028 on va passer de 55% des déplacements en voiture à 49% et passer de 385.6 kTeqCO2 à 239 kTeqCO2 soit – 38% avec globalement plus de monde et plus de déplacements. Mais comment est-ce possible ? Ils ont encore misé sur une révolution des motorisations en – de 10 ans ou quoi ?

    • Jeanne à vélo dit :

      En effet, il est prévu une augmentation, en valeur absolue, du nombre de déplacements en voitures.

      Ils annoncent une marge d’imprécision de 20 % pour leur prévision. C’est pas rien.

      Le tableau page 122 du rapport environnemental du PDU indique 383 kTeqCO2 mais ce sont les chiffres pour 2012. Sachant qu’ils étaient de 416 kTeqCO2 en 2008, on peut imaginer qu’on part de plus bas en 2018, non ?

      Impact de électrification totale de la flotte des bus TAO ?

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