La modernité au 3 rue de la République

Isabelle et Jeanne se penchent sur le passé.
Isabelle et Jeanne auraient voulu avoir un anniversaire à souhaiter pour le 29 février. Comme elles ne l’ont pas, elles se sont penchées sur le glorieux passé de leurs vélocistes et autres marchands de vélos.

En route vers Paris et Orléans ! 


Tous les Orléanais connaissent la rue de la République, la rue piétonne la plus commerçante du centre ville. Rapportée à l’histoire très ancienne de la cité c’est toutefois une rue récente. Elle a été créée ex-nihilo à la toute fin du XIXe siècle par un percement dans le tissu urbain dense hérité des siècles passés. Cette courte vidéo en explique les principales étapes :

Au tout début du XXe siècle c’était donc the place to be pour les commerçants1. Il n’est donc pas surprenant de retrouver au n° 3, tout près du débouché sur la place du Martroi, un magasin de cycles. Il apparaît partiellement sur cette carte postale début de siècle :

« Un départ pour Cléry », 1907 (source pour une consultation plein écran).
Le Cléry dont il s’agit est Cléry-Saint-André, commune située à une quinzaine de kilomètres à l’ouest d’Orléans.

La locomotion hippomobile n’a pas encore disparu tandis que le bicyclette est en plein esssor et permet aux femmes qui peuvent se le permettre d’être davantage libres dans leurs déplacements2.

Ce magasin de vélocipèdes – comme disait encore l’administration à l’époque – a dû ouvrir peu de temps avant cette prise de vue si l’on en croît la fiche auxiliaire cadastrale :

Avez-vous aperçu devant l’attelage la présence de ce cyclomotoriste ?

Monsieur pose de profil. Pour mieux mettre en valeur sa barbiche ?

La question de la motorisation du vélo est aussi vieille que le vélo lui-même. Les nouvelles sources d’énergie qui commençaient à se diffuser à l’époque allaient bouleverser nos sociétés. On aperçoit à gauche de la carte postale la fin du mot « électricité » sur la devanture d’un autre magasin. Cette boutique vendait des « appareils et ustensiles pour l’emploi de l’électricité ». Le vélo à assistance électrique en est aujourd’hui, à un siècle de distance, un bon représentant !

Le bâtiment en pierre de taille au n°3 est un des rares immeubles de la rue qui n’a pas survécu aux bombardements qu’Orléans a subi en 1940 et 1944.

« Vue aérienne d’Orléans en 1944 : destructions liées aux bombardements de 1940 et 1944 (en grisé) » (source).
Le point orange situe approximativement l’immeuble détruit.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui des commerces occupent toujours le rez-de-chaussée de l’immeuble :

Au n° 3 de la rue de le République, un immeuble de la reconstruction récemment ravallé.

➡️ Continuez votre lecture chez Isabelle.

Notes

  1. Sur le site des archives de la ville, retrouvez une vue depuis le nord de la nouvelle rue vers 1904.
  2. « Le vélo, l’invention qui émancipa les femmes », Slate, 28 juillet 2015.

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4 réponses

  1. V-LO dit :

    Super ce billet, bravo pour l’initiative, c’est chouette à lire ! 🙂

  2. Calcius dit :

    Au 38 de la même rue, il y avait également un marchand de cycles 😉

    carte postale ancienne

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