Une troisième « attraction cyclable » a ouvert en Belgique

Nouvelle excursion en Belgique pour Mark Wagenbuur qui aime « améliorer son expérience cycliste » comme l’y invite la province de Limbourg avec un ouvrage d’art original.
Voici la traduction de « A third “Cycling Experience Enhancement” opened in Belgium » publié le 28 juillet 2021 sur Bicycle Dutch.

Les gigantesques parois de bois ont l’air plutôt intimidantes quand on s’en approche dans la forêt près de Maasmechelen en Belgique. La piste cyclable entre les arbres sombres vous mène à un pont en béton entre deux murs encore plus sombres de près de 7 mètres de haut. Ce pont s’élève lentement jusqu’au sommet des parois, les rendant moins intimidantes à chaque mètre parcouru. Une fois au sommet, la vue très limitée que vous aviez jusqu’alors s’ouvre et apercevoir soudainement la vaste lande du parc national de la Haute Campine est une expérience magnifique.

La partie la plus impressionnante de « Cycling through the heathland » est le passage entre ces deux murs massifs en bois.
Au sommet du viaduc, vous pouvez regarder par-dessus les murs et de nombreuses personnes s’arrêtent pour profiter de la vue.

L’office de tourisme « Visitez le Limburg » a ouvert une troisième « amélioration de l’expérience cycliste ». Il s’agit d’une piste cyclable de 4 kilomètres de long appelée : « Pédaler au travers de la lande » au milieu du seul parc national de Flandre dit de la Haute Campine. L’attraction principale de ce parcours est un viaduc cycliste en bois de 294 m de long et de 6,7 m de haut, doté d’un système de garde-corps exceptionnel. Les deux autres projets existent depuis un certain temps déjà. Je vous ai montré « Cycling through water » et « Cycling through the woods » dans un billet précédent. L’ouverture de ce troisième projet a été retardée pendant un bon moment. Initialement, il devait être terminé fin 2018, puis au printemps 2020, mais finalement, c’est devenu l’été 2021.

En descendant, vous vous retrouvez à nouveau entre des parois de plus en plus hautes.
Le rebord de la rambarde reste au même niveau sur l’ensemble du viaduc, ce qui rend sa traversée tout à fait spéciale.

Le viaduc en bois a été conçu par MAAT-ontwerpers et Witteveen + Bos. Besix a construit la structure. Le viaduc a été ouvert le 5 juillet 2021, après une période de construction d’un peu plus de deux ans.

Le projet a été initié par l’office de tourisme. L’investissement total s’est élevé à 2,9 millions d’euros, partagés entre la commune de Maasmechelen, la province du Limbourg et Toerisme Vlaanderen (Tourisme en Flandres). L’inauguration elle-même a été faite par des représentants de ces trois autorités. L’un d’eux, Igor Philtjens, membre de l’exécutif provincial, a écrit sur son propre blog :

« Avec nos expériences vélos, nous voulons que les cyclistes apprécient encore plus la faune et la flore de notre Limbourg. Comme pour les autres expériences, cette installation s’intègre également dans la nature environnante. De cette manière exceptionnelle, nous mettons les cyclistes en contact étroit avec tout ce que le parc national a à offrir. »

Une vue aérienne donne une idée de la façon dont le viaduc est intégré dans son environnement. D’un côté, des bois et de l’autre, le début d’une vaste lande. Photo © Kurt Vandeweert via Visit Maasmechelen.
Le viaduc est toujours décrit comme étant situé entre les jonctions numérotées 550 et 551. Cela signifie qu’il n’y a pas besoin de panneaux supplémentaires pour l’indiquer. Je n’ai trouvé qu’un seul petit panneau violet à la jonction 550. Je m’attends à ce qu’il y en ait un autre au numéro 551. La couleur violette doit faire référence à la bruyère en fleur.

La construction avait commencé en juin 2019. Le projet était censé devenir un viaduc cyclable emblématique traversant tout droit la lande du parc national de la Haute Campine, qui figure sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco. La structure porteuse du pont est faite de bois dur tropical Azobé, fourni par la même entreprise néerlandaise qui a également fourni le bois pour le plus long pont cyclable d’Europe à Winschoten, le pont à Oirschot et le viaduc à Harderwijk, tous aux Pays-Bas.

Les poteaux du garde-corps sont en pin. Les pins étaient cultivés localement pour servir d’étayage dans les mines de charbon. Après la fermeture des mines dans les années 1970, les forêts de pins n’ont plus été exploitées. L’utilisation de ces arbres locaux pour le viaduc permet de faire le lien avec l’histoire minière de la région.

Le pont a l’air assez massif. Long de près de 230 mètres il a nécessité 300 mètres cubes de bois selon l’entreprise qui l’a fourni.
Le fait qu’il s’agisse en réalité d’un viaduc n’est clair que de l’extérieur. Il y a en effet une route sous une partie de la structure, « Weg naar Zutendaal » (route vers Zutendaal).

Le sommet du garde-corps reste horizontal du début à la fin du viaduc. Cela signifie que vous pédalez entre deux impressionnantes parois de bois sur une pente douce (4 %) jusqu’à ce que vous atteigniez le sommet où le paysage s’ouvre et où le tablier en béton reste horizontal sur environ 30 mètres. Cette vue à couper le souffle, après avoir été confiné entre les parois, est bouleversante et fait que presque tout le monde s’arrête sur place. Malheureusement, aucun espace supplémentaire n’a été prévu pour les personnes désireuses de profiter de la vue – comme dans les deux autres projets – et cela se traduit par des embouteillages au sommet. D’autant plus que le pont ne fait que 3,5 m de large. Il est dommage que cela n’ait pas été envisagé après les retours d’expérience des deux premiers projets.

De nombreuses personnes se sont arrêtées en haut du viaduc pour profiter de la vue et prendre des photos, rendant le passage assez difficile à certains moments.

Si vous souhaitez visiter ce site, ou l’un des deux autres, le site officiel des trois projets est également disponible en anglais. Sur place, les voitures doivent être garées en bordure du parc national. Vous pouvez louer des bicyclettes près de certains parkings. Cela peut également se faire à la gare de Genk, d’où il faut parcourir 13 km sur le réseau des jonctions numérotées. La gare la plus proche des Pays-Bas se trouve à Maastricht, à exactement 20 km, et c’est de là que je suis parti en vélo. C’était un parcours facile, à l’exception d’une montée. Je n’avais pas prévu une pente de 10%. J’ai filmé quelques extraits du trajet vers et depuis cette nouvelle attraction touristique. Vous pouvez trouver cette vidéo en dessous des deux consacrées au viaduc.

Mon reportage consacré à ce nouveau viaduc cyclable en Belgique.
Une balade sur le viaduc.
Depuis Maastricht, aux Pays-Bas, j’ai pédalé vers le nord-ouest pour rejoindre le pont. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait des collines et certainement pas celle-là, avec une pente de 10 %. Je n’étais pas le seul à descendre et à pousser mon vélo. Un OV-Fiets (vélo de location) n’a pas de vitesses et il est donc presque impossible de gravir une telle pente.
Pendant mes 40 km de vélo en Belgique, j’ai utilisé mon appareil photo à certains endroits pour donner une brève impression du cyclisme en Belgique. La plupart dans le parc national des « Hoge Kempen ».

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