Un labyrinthe au carrefour

À son corps défendant, Cornelius Castoriadis – qui n’a sans doute jamais écrit sur le vélo − m’a inspiré le titre de ce billet. J’imagine qu’on cherchera en vain dans sa grande oeuvre intitulée Les carrefours du labyrinthe des considérations sur la problématique de la mobilité urbaine. Mais toute personne qui se déplace à vélo en dehors de sa zone de circulation habituelle se trouve toujours confronté tôt ou tard au sentiment de ne pas savoir où diriger ses roues – comme l’impression de se retrouver dans un labyrinthe. Lire la suite

Au contact des autres dans la ville

Parmi les avantages que se déplacer à vélo procure, il y a celui d’être en contact immédiat avec son environnement. Nul habitacle plus ou moins confortable, nul vitrage plus ou moins teinté ne font écran comme dans une automobile, un bus ou un tramway. L’arrêt imprévu est toujours possible. En cela le cycliste vit la ville comme tout piéton en fait spontanément l’expérience, autrement dit quasiment tout le monde à un moment ou à un autre de sa journée (sauf peut-être la personne importante trimballée de voiture avec chauffeur en avion privé). À vélo, ça va tout simplement un peu plus vite. Mais pas trop vite pour que la relation aux autres en soit immanquablement dégradée. Lire la suite